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« Ce qui nous bloque, c'est notre attachement à utiliser la même vieille logique, la même vieille grammaire, notre vieil alphabet et nos équations numériques... »
(Trouvé dans un petit ouvrage , « N'est pas bouddhiste qui veut » de Dzongsar Jamyang Khientze, par ailleurs réalisateur du film « la Coupe » ))
Lorsque l'on prétend exercer le « métier » de coach, mieux vaut renoncer à expliquer ce que vous faîtes, que ce soit dans un cocktail mondain, à vos amis ... et même à vos enfants.!
Même avec 25 ans d'expérience en entreprise à des postes respectables lorsque je commence à prononcer le mot coaching, je sens un léger flottement chez mon interlocuteur. Force m'est de constater que quelques uns de mes amis et de mes anciens pairs, semblent penser discrètement que j'ai fais une sortie de route!
D'un côté, donc, les choses sérieuses: le business, le résultat, la performance, bref, du tangible, et avec cela des méthodes éprouvées, des outils, des systèmes et des métiers dûment répertoriés - de l'autre, le monde plus incertain de ceux qui font profession des sentiments humains, de la psyché, de la créativité, du sens que l'on s'autorise rarement à évoquer le lundi matin en Comité de Direction...
Alors un peu fleur bleue, les coachs ?
Voilà bien la question: quel est notre cadre de référence, notre "grammaire"?
L'un des apports majeurs du coaching est justement de favoriser l'assouplissement, l'élargissement, l'approfondissement et parfois un changement radical du cadre de références de la personne ou de l'équipe avec laquelle on travaille tant il est vrai que le problème est souvent la façon dont nous nous posons ce problème!
C'est ce qu'expriment nos clients au travers de leur besoin de prendre du recul, de varier les angles de vue, de mettre de l'espace entre eux et leur environnement pour y voir plus clair... Sortir des automatismes pour remettre un pilote dans l'avion ! En effet, pourquoi ne serait-il tout simplement pas possible de concilier une logique d'action performante et une logique de réflexion tournée vers la compréhension et la réalisation de soi et du sens de son existence?
Encore faut-il, si l'on souhaite accompagner d'autres personnes sur ce chemin, être soi même passé par là, savoir se tenir constamment sur ce fil du rasoir entre l'efficacité d'une certaine routine et la créativité qu'amènent les remises en cause.
L'idéal, c'est de s'y mettre avant d'y être contraint par la complexité, l'incertitude et l'impermanence des situations que nous rencontrons : vous avez dit performance ?
Et vous, qu'est ce qui vous bloque ? Où en êtes-vous avec votre propre cadre de références ?
Eric Sanner
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